ZZ Top; La Futura

Du rock encore caché sous leur barbe

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ZZ Top, ont-ils besoin de présentation? Après plus de 40 ans d’existence au compteur, 15 albums, des tournées à travers le monde et leur fameuse barbe qui a traversé les décennies, avaient-ils encore quelques choses à prouver.  Aux amateurs? Peut-être à eux-même.  Les nouveaux sexagénaires voulaient-ils se prouver qu’ils ont encore quelques bons «riffs» sous leur chapeau?  Près de 10 ans depuis leur dernier album «Mescalero», un peu comme «AC/DC» l’avait fait avant eux avec «Black Ice», «La Futura» allait sans doute avoir son lot de chanson «cliché», mais cela sera grandement efficace.  Je ne me suis pas trompé.  Dès la première écoute, on reconnait leur son «blue rock» typique qui ont fait leur marque dans les années 80.  On écoute ce disque sans véritable pause (on parle d’un album de 40 minutes environ). «I Gotsta Get Paid», première chanson de l’album est vraiment la pièce titre de cet album et celle qui suit, «Chartreuse», rappelle la belle époque de la chanson «Tush».  Cette offrande sera-t-elle leur redonnée la gloire des vieux jours; cela m’étonnera fort, parce que leurs amateurs fidèles se font vieux et ne courront plus aussi vite les stades à la venue du trio de l’État du Texas.  Un album qui est sorti 20, peut-être 30 ans trop tard.  Pour les nostalgiques, ils revêtiront leur vêtement d’époque, nettoieront leur vieux «muscle car» avec cet album en arrière-plan, les belles années sont peut-être derrière eux, mais mon Dieu qu’ils ont bien vécu.

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Lamb of God; Resolution

Violent et on aime ça!

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Vous savez le pouvoir de la musique sur les nerfs.  Une mauvaise journée au boulot, on revient à la maison, on s’étend et on fait le bilan de sa journée.  On est seul, la blonde, les enfants, le chien reviennent bientôt, il faut se changer les idées et faire un «backwash». Là, on est met un album, parmi notre bibliothèque bien garnie.  Vous aviez sans doute déjà un ou deux albums de «Lamb Of God» en tête, «Resolution» peut se rajouter à cette liste.  C’est violent, c’est libérateur, c’est efficace. Dès le départ, on reconnait le son typique «LOG».  «Straight for the Sun» commence et c’est «pesant».  «Ghost Walking», le premier «single» lancée avant la sortie de l’album ne reflète vraiment pas la direction artistique (malgré que la pièce est excellente) de «Resolution». «Desolation» aurait fait une excellente carte de visite. La bande de Randy Blythe (qui a vécu et vivra encore une année difficile en relation avec la mort «accidentelle» d’un spectateur lors d’un spectacle en République Tchèque), avec ce septième album studio, nous offre tous les ingrédients qui ont fait leur renommée.  On ne prend pas de risques et on ne pousse pas l’audace; à notre grand plaisir.  Les «riffs» sont toujours aussi puissant et démentielle (allez écouter «The Undertow» ou «Barbarosa»).  Les leaders du «groove metal» sont encore au sommet de leur art.  L’affaire entourant leur chanteur risque de mettre de l’ombre à cette création puisque les tournées mondiales pour en faire la promotion de cette dernière se feront rare en attente de son jugement.  Je n’ai aucune connaissance en justice tchèque, mais peut-être que cette offrande sera leur dernière.

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Shinedown; Amaryllis

Peut-être pour une prochaine fois?

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Le «post-grunge»! Si je vous parles de des groupes comme «Nickelback», «Bush», «Seether». En excluant bien-sûr les «fondateurs» du mouvement, le groupe «Foo Fighters», on peut facilement se perdre dans la recette toujours bien dosée de ce genre musical.  Des «riffs hardrock» teintés par le mouvement mélancolique du «grunge» des années 90, avec un chanteur à la voix grave et souvent comparable à un demi-ton près d’un chanteur à un autre.  Hormis les succès commerciaux de chaque groupe respectif (les «How You Remind Me» de ce monde), le plus averti des amateurs peut très bien ne pas repérer l’auteur de la chanson jouée  à la radio d’une des «bands» de ce mouvement.  Concentrons-nous sur «Shinedown» à présent.  Originaire de l’État de la Floride, il fallait remonter à 2008 avec «The Sound of Madness» pour réentendre du matériel original du quatuor.  Comme les critiques se plaisent à réviser des groupes de ce genre (même Nickelback en a fait une référence avec l’album «Dark Horse»).  Sans intérêt, banal, cliché,  musique facile et j’en passe.  Moi, ce qui m’intéresse quand j’écoute un album, avant de le critiquer pour son aspect technique, je me pose la question, est-ce que j’ai eu du plaisir à l’écouter?  Avec «Amaryllis», la réponse est non.  Avec leur effort précédent, mes attentes était élevées je dois l’avouer, parce que ce jeune groupe est celui, selon moi, qui se démarque le plus dans ce mouvement.  Il y a beaucoup trop de chansons «ordinaires» malgré que certaines chansons visent directement dans le mille («Bully» est l’une d’elles).   Je crois que c’est partie remise, parce que si on remplaçait deux mauvaises compositions de «Amaryllis» par les deux pièces qui se retrouve de la trame de «The Expendables» et «Alice in Wonderland», l’album aurait connu un meilleur sort avec moi.  On en reparlera au prochain.

 

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Serj Tankian; Harakiri

Tellement bon que ça fait mal!

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Qu’on me lapide sur place si je dis que je ne souhaite pas le retour de System Of A Down dans un studio d’enregistrement.  Avant d’écouter pour la première fois «Elect The Dead» le premier album de Serj Tankian sans ses camarades de «SOAD», je me disais que cet album allait être son seul de son parcours en solo.  À mon grand regret et plaisir, c’était un bon disque. Avec «Hypnotize», la dernière offrande de «System» à ce jour, on pouvait croire que Daron Malakian était le cerveau derrière le son de la formation «nu metal» du sud de la Californie, mais Serj Tankian a vraiment un grand talent de compositeur et sa voix est beaucoup plus mélodieuse et surtout pas agaçante comme son copain guitariste.  On s’entend, «Elect The Dead» ne s’approche pas du son de «SOAD» (pas plus que Scars on Brodway).  Avec le retour de la bande originale en tournée et un second album très expérimentale et calme, que pouvait-il bien nous réserver avec «Harakiri»?  Inspiré des nombreuses morts d’animaux autour du globe, le premier «single» «Figure It Out» n’était vraiment pas révélateur de la direction musicale de l’album.  C’est très rock! Les couplets chantés de manières démesurément vites typique de Serj sont nombreux et les chansons sont teintées de «riffs» accrocheurs et très expérimentaux parfois (vous n’avez qu’à écouter «Ching Chime» pour comprendre).  La chanson titre de l’album (et le clip qui fait vraiment réfléchir) est vraiment une pièce puissante et est selon moi une des meilleures de 2012.  Un album qui nous fait réaliser que peu importe les motifs qui ont causé la pause des membres de «SOAD» (même si les membres nous rappellent à chaque entrevue qu’il n’y a pas vraiment de problèmes au sein du groupe), Serj Tankian semble se plaire à avoir pleine liberté sur ses compositions.  La preuve; son prochain album qui suivra, «Orca», sera un album classique symphonique.

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Papa Roach; The Connection

Quand on a pas d’attentes

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Je dois commencer cette revue du dernier album par une réflexion: «Est -ce que Papa Roach est un bon groupe?»  Trois pièces en moyenne qui ressort du lot par disque, un bon mélange de «nu metal» mélangé avec des ballades «clichées» à souhait (on va se l’avouer, «Scar» n’avait rien de révolutionnaire, mais mon Dieu que cela restait dans la tête). On ne peut pas vraiment classé les albums de la bande de Jacoby Shaddix du meilleur au plus pire, on sait toujours à quoi s’attendre avec eux.  Rien de nouveaux sous le soleil avec leur septième album.  Du rock bien simple, des refrains très «pop» avec de la distorsion.  Je dois avouer que avec le simple avant la sortie, «Still Swingin», aurait pu annoncer un album prometteur, mais je ne suis partie avec aucune attente.  J’ai écouté le disque en repérant tout de suite les chansons qui serviront assurément de «single» et qui seront probablement jouer en spectacle.  Trois, pas plus, comme à l’habitude.  «Still Swingin», «Where Did the Angels Go?» et «Give Me Back My Life».  Trois, pour un album de quinze pièces?  «The Connection» est totalement indigérable en entier.  Il faut prendre de petites bouchées… et jeter le reste.


 

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Periphery; Periphery II: This Time It’s Personal

On cherche preneur

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Quand j’étais un jeune adolescent, j’ai souvent fait bénéficier de ma connaissance musicale à mon réseau social

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pour leur faire découvrir des groupes «Rock» ayant déjà plus de 20 ans au compteur et dont les musiciens sont soit sexagénaires ou décédés.  Avec les années,  j’ai  plongé à la recherche d’un son de plus en plus technique et rapide et j’ajoutais à mon répertoire de nombreux groupes à chaque tranche d’âges.  En 2011, j’ai découvert Periphery. Groupe d’origine américaine, leur musique n’est pas fait pour les oreilles chastes, on parle d’une musique entre le «Métal progressif» de «Dream Theater» et le «Mathcore» de «The Dilliger Escape Plan». Comme tout jeune groupe, leur quête d’identité musicale se faisait bien sentir dans le premier album et il y a eu de nombreux changements de personnels parmi le groupe. Le leader du groupe est le guitariste  Misha Mansoor et c’est de lui que vient le « son » de «Periphery». Cet album, simplement appelé «Periphery II» est en quelques sortes la carte de visite du groupe.  Oui, le groupe avait fait un album précédemment, mais celui-ci semble beaucoup plus représentatif de la direction musical que le groupe prendra.  Leur talent ne peut être passé sous silence.  La force de ce groupe est la brillance de ses «riffs» et  le chant de Spencer Sotelo, qui peut atteindre des notes vraiment impressionnante autant dans le haut que le bas de la portée.  Écoutez «Ragnarok» ou «The Gods Must Be Crazy!», et vous comprendrez.  On sent que le tableau se dessine bien pour «Periphery», mais il y a encore quelques lignes de crayons à effacer.  Le produit va gagner avec la maturité.  Prometteur.

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Slash; Apocalyptic Love

Ça, c’est du « Rock »!

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Si vous n’avez pas encore fait une croix sur la possibilité d’un retour de la formation original de «Guns N’ Roses»,

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vous devez être les personnes les plus optimistes sur la Terre.  Avec un Axl Roses qui ne semble pas se calmer avec l’âge, toujours aussi fouteur de bordels et irrespectueux de son public et de ses anciens collègues, je ne leur souhaite pas un retour, même si ce groupe a été pour moi l’un des meilleurs groupes ayant déjà accordés une 6 cordes.  Slash a ensuite formé «Velvet Revolver», un groupe bien loin de la qualité musical que le guitariste à la chevelure épaisse nous avait donné avec les »Pistolets et Roses».  Et il faut dire que son chanteur n’était guère mieux que Axl (même s’il est impossible de faire pire que lui).  Que cela ne tienne, il essaie en invitant plusieurs chanteurs de différents styles pour l’accompagner au chant dans un album solo.  Produit incongru, quoique divertissant. Cette fois-ci avec Myles Kennedy, Slash offre un album beaucoup plus défini et « hard rock ». Ne vous attendez pas à du Guns N’ Roses, mais ce produit s’approche beaucoup plus du groupe de légende que tout le matériel suivant 1993 de Slash et surtout de l’affreux «Chinese Democraty» de «Axl Roses Band». Il y a plusieurs bons morceaux qui frappent droit dans le mille, dont « You’re A Lie », « Halo » et « Standing On The Sun ».  Avec une «set list» en concert mélangeant du matériel de «Guns» de «Velvet» et du matériel solo de Slash, Myles Kennedy les rend hommage adroitement avec son style vocal très «année 80» et que dire sur cet album.  Cela vaut la peine de s’intéresser encore au guitariste au grand chapeau noir.

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Billy Talent; Dead Silence

Vachement divertissant

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Il y a une véritable histoire d’amour entre le Québec et « Billy Talent ».  Ils viennent du Canada

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(plus précisément de nos voisins de l’ouest, l’Ontario) et ils ne manquent jamais une occasion de venir nous voir (Festival d’été, Woodstock en Beauce, Heavy MTL et même en concert gratuit sur un édifice de la Vieille-Capitale). Ils ont frappé fort dès leur début avec un album éponyme et leurs admirateurs de la « Belle Province » (et du reste du monde) se sont rapidement identifiées à leur musique « Punk Rock » très énergique et à la voix « particulière » du charismatique chanteur, Benjamin Kowalewicz. Presque une décennie s’est écoulé depuis le début de leur succès, il était temps de frapper fort avec un album qui allait confirmer leur succès planétaire et satisfaire leur tribune (leur dernier opus « Billy Talent III » était beaucoup trop calme pour eux).  On oublie les chiffres cette fois, on y va avec un nom « cool », une pochette très « cool » et un album terriblement « cool ».  On s’y plaint du début à la fin.  L’album est une vraie décharge sans véritable pause hormis trois ballades bien intéressante et très loin de l’agressant  »Surrender ». Quand je parle de l’album avec des amateurs du groupe, tout le monde a sa pièce fétiche; preuve que « Billy Talent » voulait offrir un album capable de supporter ce qui sera selon moi la tournée de concrétisation de leur succès.  Ils peuvent bien jouer le nombre de pièces de « Dead Silence » qu’ils veulent, les « fans » les chanteront toute à l’unisson.  J’ai bien hâte de voir ce qu’ils nous réservent pour Québec lors de leur passage au printemps.

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Coheed and Cambria; The Afterman : Ascension

Audacieux

***1/2

Originaire de New-York, « Coheed and Cambria » visite le « Rock Progressif », le « Punk » et le « Métal » (très léger, on s’entend).

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Il y a une suite logique dans leur éventail musical puisque leur album relate l’histoire de science-fiction créée par le leader du groupe, Claudio Sanchez.  On ne saute pas d’un style à un autre entre les disques, on se promène plutôt dans les genres à l’intérieur de l’album même, ce qui est moins déroutant.  Malgré quelques changements parmi les membres avant l’enregistrement, le facteur qui aurait eu le plus d’impact sur le succès ou non de l’album était le choix de le produire indépendamment.  Avec « Year of The Black Rainbow », un produit pour amateur vendue d’avance seulement , on pouvait croire que « The Afterman: Ascension », premier d’un album double, allait rendre le groupe totalement inaccessible pour une nouvelle clientèle.  Grossière erreur.  On a là un album très intéressant à écouter.  Oui, vous ne trouverez de pièces à la « Welcome Home » ou « The Suffering », mais l’amateur de musique averti appréciera grandement la qualité du produit. On explore toujours les styles (on passe souvent d’une pièce calme à une composition avec plus de mordant), on se perd dans l’histoire (si vraiment le concept vous intéresse), mais au final, on peut dire que « Coheed and Cambria » a bien réussi son pari.  Espérons que la seconde partie sera de qualité semblable.

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The Offspring; Days Go By

Cela aurait pu être pire

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Neuvième offrande du groupe californien qui nous a habitué à un «punk/rock» très accessible avec leur tendance pop et leurs refrains accrocheurs. Depuis  «Americana», qui a sonné l’apogée du groupe, la bande de Dester Holland a quand même su faire preuve d’une certaine constance en offrant des albums qui supportaient bien leurs tournées mondiales.  Avec «Rise and Fall, Rage and Grace», on a réalisé que «The Offspring» vieillit et devient beaucoup plus rock et sans surprise.  Ils ont encore la fougue, mais le côté «mainstream» et «punk» de leur musique s’est essoufflé.  Que cela ne tienne, le groupe est allé puisé dans leur origine et «Days Go By»  se rapproche beaucoup plus de «Ixnay on the Hombre» que de son prédécesseur de 2008.  Par contre, mis à part «Slim Pickens Does the Right Thing and Rides the Bomb to Hell», les inspirations de leurs matériels précédents et même du matériel de d’autres groupes « Punk » (vous noterez la ressemblance de quelques pièces avec «Rise Against») sont beaucoup trop présentes.  Maintenant que la tendance de l’industrie est de partir en tournée pour promouvoir le disque, «Offspring» n’a rien à gagner à offrir plus de 2 ou 3 pièces de leur plus récent album.  Sans compter que les fans ne supporteront pas que certains «hits» de leur déjà bien garnie répertoire soient négligés au profit de ce dernier.

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